Gardes et cadets de Thendara.

Publié le par DiAsturien

Le hall principal de la garde se trouve au premier niveau du château comyn. […] Le reste du château me laisse de glace, mais je n’ai jamais levé les yeux sur les grandes fenêtres à vitraux sans sentir ma gorge se serrer.

Lew Alton (in L’héritage d’Hastur)

 

La garde de Thendara est une institution marquante de Ténébreuse. Il s’agit de la seule force armée ténébrane « publique » : elle ne dépend pas d’un domaine en particulier, mais de l’embryon d’état ténébran [1].  On ignore les origines exactes de la garde qui a toujours existé de mémoire de ténébran.

 

Les gardes seraient au nombre d’une petite centaine au total.  Dotés d'uniformes noirs et verts, ils ont pour fonction principale le maintien de l’ordre public à Thendara : ils assurent la garde du château Comyn et le contrôle des portes de la cité, effectuent également des patrouilles dans la ville et règlent les querelles courantes, rixes, batailles d’ivrogne, etc. Ils peuvent à l’occasion servir d’escorte aux Comyns dans les domaines. Enfin, c’est dans la garde de Thendara que l’on sélectionne les membres de la garde d’honneur du Conseil Comyn.

 

Différentes fonctions d’officiers ont cours au sein de la garde : commandant, capitaine ou commandant en second, maître des cadets, officier de santé, officier d’intendance, et maître d’arme notamment. Il existe également un grade de sous-officier ou sergent. Le commandement de la garde, symbolisé par le bâton de commandement, est réservé de façon héréditaire aux membres de la famille Alton, en principe le seigneur du domaine. Par ailleurs, la famille DiAsturien a fourni à plusieurs reprises des officiers compétents à la garde.


 

Le hall principal de la garde se trouve au premier étage du château Comyn. Tout proche, on trouve la caserne proprement dite, les écuries, l’armurerie, le mess et enfin le terrain de parade, dont les grilles donnent accès directement sur la ville.

Le Hall de la garde renvoie une atmosphère particulière : [c’] était une immense salle voutée, aux dalles de pierre usées par des générations de pieds. La lumière y était curieusement colorée par des vitraux installés avant que fût connu l’art de laminer le verre.

 

 

Et les cadets ?

 

Les cadets sont de jeunes nobles volontaires pour s’intégrer à la garde durant trois années de service, approximativement entre 13 et 16 ans. Ils subissent une formation intensive, notamment au combat, puis participent rapidement à l’ensemble des tâches  dévolues aux gardes. L’intégration dans le corps des cadets n’est pas « obligatoire », mais relève du parcours normal de tout jeune noble des domaines.

 

La création du corps des cadets remonterait à l’époque de Varzil le Bon, c’est-à-dire la toute fin des la période des cent royaume et le début du règne des sept domaines. L’idée était alors de faire venir les jeunes nobles à la cour, de les faire se connaître et travailler ensemble ; probablement avec l’enjeu de faire cesser les conflits à répétition entre maisons. Une loi particulière remontant à cette période interdit les vendettas (déclarations d’intention de tuer) vis-à-vis des cadets, afin d’assurer leur sécurité pendant qu’ils se trouvent dans la garde.

 

A l’époque de Lew Alton, une douzaine de cadets environ sont incorporés chaque année, soit entre 35 et 40 cadets en service. On y retrouve aussi bien les héritiers des domaines comyns que des fils de petits nobles désargentés. Les cadets sont libéré du service pendant l’été et peuvent rentrer dans leur famille. Une cérémonie importante est l’appel des cadets qui est fait au début de chaque année dans le grand hall de la garde.

 

Quelle discipline ? Les cadets dorment dans des dortoirs (un par année), sont réveillés à l’aube au son de la cloche, déjeunent au porridge au noix et à la grosse bière, soit un quotidien bien éloigné des habitudes, au moins des plus favorisés d’entre eux. On sait par ailleurs que les duels entre cadets sont absolument proscrits, et que l’ivresse en service entraîne un renvoi immédiat et définitif. La même sanction frappe tout cadet qui tirerait l’épée contre un officier. En cas de faute grave, une assemblée disciplinaire est réunie. Tous les gardes y assistent. Si le renvoi est prononcé, l’épée du fautif est brisée par le commandant en guise de symbole.

 

Les cadets de troisième année méritants peuvent être promus au grade de sergent. Les cadets ayant achevé leur période dans la garde peuvent de plus prétendre à un poste d’officier.  

 

[1] En l’état des connaissances que nous avons du fonctionnement politique de Ténébreuse : il pourrait théoriquement exister des gardes municipales dépendant de conseils de villes.

Publié dans Le système politique

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